Editorial 2019

            Dans le second numéro de la revue A la Page, nous souhaitons témoigner de la diversité et de la richesse culturelles en Israël. C’est pour- quoi nous nous sommes attachés à multiplier les points de vue.

            Ce désir d’aller dans toutes les directions a déterminé le thème de « La Rose des vents » qui signale des courants pouvant parfois paraître contradictoires. Toutefois, ces multiples courants sont inséparables, complémentaires et issus d’une immigration provenant des quatre coins du monde qui reflète une grande variété culturelle incitant à une ouverture sur la différence. Cette richesse caractérise la créativité israélienne qui abonde en réalisations artistiques dans tous les domaines : littérature, musique, théâtre, cinéma, arts plastiques, architecture, gastronomie,… 

            La multiplicité des origines est entre autres traduite par un thème fondamental et récurrent qui consiste en une interrogation sur l’identité, une recherche sur le « qui suis-je, comment percevoir le monde qui m’entoure et quelle est ma place dans celui-ci ».

            Amos Oz raconte la génération de ses parents immigrants, son vécu de sabra, ses séjours en ville ou au kibboutz, ses vues sur l’avenir du pays. La littérature arabe a, entre autres, été influencée par la littérature française, ce qui ne l’a pas empêchée de trouver sa propre voix. Des bandes dessinées autobiographiques rédigées par une Iranienne réfugiée à Paris, ou un Amé- ricain et un Israélien hantés par la mémoire de la Shoah, constituent autant de passeports intérieurs. Une photographe dévoile au travers de l’œil de son appareil sa  conception  humaniste du monde. Dans le Poème symphonique n°7, nous écoutons les fantômes qui accompagnent le compositeur et lui permettront de poursuivre un chemin libérateur vers l’individualité. Dans la rubrique gastronomique, le chef invite à déguster un mélange de passé et de présent mis à la sauce de sa conception personnelle qui n’oublie jamais les produits du terroir.

            Ces artistes nous offrent une recherche précieuse, courageuse et lucide de leur identité, de leur passé, de leurs racines. Leur approche est passionnante. Leurs créations suscitent la curiosité, invitent à la réflexion et ouvrent une nouvelle fenêtre sur un monde distinct et sur leurs rêves.

            Ce fut pour moi un plaisir, toujours renouvelé, de constater avec quelle générosité les participants m’ont offert de leur temps et de leur talent pour la réalisation de la revue. Je leur en suis profondément reconnaissante et les remercie vivement.

            Je remercie tout particulièrement mon mari, Amemi, mon premier  lecteur,  toujours à l’écoute et présent à mes côtés, soucieux de protéger, préserver et encourager ce qui me tient à cœur, mes grands enfants, Ben Dan et Shaï, pour leur confiance, leur enthousiasme et leur disponibilité à se porter volontaires pour résoudre les problèmes de mon ordinateur. Emmanuel Rixhon, l’ami, que je remercie de tout cœur pour ses avis judicieux, sa générosité, sa patience lorsque je lui envoie un SOS sous forme de SMS, sa présence pour m’accompagner avec tant de sérieux et de gentillesse dans ce projet et sa réalisation. Je remercie Carmen Oszi, pour ses échanges constructifs et chaleureux, sa précieuse vigilance et son enseignement en typologie. Je remercie Elizabeth Ducreux, mon amie à Paris, qui n’hésite pas à me soutenir et à m’aider à faire la part des choses lorsqu’un doute surgit ou qu’une trop grande émotion me submerge et brouille mon jugement.

Liliane Limonchik

Printemps 2019

Editorial 2018

            Avec ce premier numéro, la revue A la Page fête sa naissance et choisit pour thème les 70 ans de l’Etat d’Israël, ce qui explique son lancement au mois d’avril 2018. Son ambition est de témoigner de la richesse de la vie artistique en Israël, de la créativité de ses habitants ou des artistes qui entretiennent un lien avec le pays, qu’ils y soient résidents ou non, que les œuvres produites soient contemporaines ou relèvent du passé.

            Le lecteur curieux y découvrira des textes originaux d’auteurs actuellement célébrés, des articles de réflexion et d’analyse concernant la littérature, des entrevues avec des personnalités attachantes, mais également plusieurs comptes rendus de livres parus il y a peu ou d’expositions qui ont récemment fait vibrer le cœur du public israélien de Tel-Aviv ou de Jérusalem. 

            En l’honneur de la fondation de l’Etat d’Israël il y a 70 ans, un article percutant et original apporte une vision neuve sur l’un des premiers intellectuels à avoir envisagé la création d’un Etat juif − Theodore Herzl  –  en traitant de sa dernière pièce de théâtre et en soulignant la répercussion de cette œuvre non seulement sur son écriture, mais aussi sur sa conception d’un futur Etat juif. Le contexte psychologique, social et politique de l’époque est magnifiquement brossé et permet de découvrir un texte et un homme passionnants.

            Cette revue en français se propose aussi de célébrer le mélange culturel israélien qui résulte des apports d’une immigration venant de partout et qui a donné ce bouillonnement si représentatif du quotidien en Israël. L’usage de la langue française pratiquée par des locuteurs aux origines si diverses nous permet de renforcer encore cette sensation d’ouverture sur le monde, sur d’autres cultures, sur des sensibilités différentes.

            Comme ligne conductrice, A la Page choisit de partir à la recherche de l’identité personnelle au travers d’une expression artistique multiple qui s’illustre dans des domaines d’une grande variété : littérature, théâtre, cinéma, musique, arts plastiques, etc. Le critère de sélection des articles, des œuvres ou des manifestations culturelles abordées relève uniquement de l’enthousiasme ou de l’intérêt qu’ils suscitent. Nous refusons d’établir une distinction entre des œuvres, qu’elles soient locales ou produites à l’étranger, que les artistes soient jeunes et débutants – et n’hésitent pas à lier leur talent graphique à une connaissance de l’informatique − ou bien mondialement reconnus, que les événements culturels soient organisés dans de grandes villes prestigieuses ou des lieux moins centraux. Nous exigeons uniquement que les œuvres satisfassent notre curiosité, nous éloignent de l’indifférence et laissent une trace significative dans notre souvenir.

            A la Page est née. Je remercie tous ceux qui ont contribué à sa réalisation et qui ont offert leur temps, leurs connaissances et leur enthousiasme pour le sujet qu’ils ont choisi de développer avec générosité. Certains ont partagé mes doutes et mes hésitations. Cette écoute attentive et amicale m’a émue et m’a aidée à surmonter les difficultés. Chaque texte, chaque photo, chaque dessin, chaque heure passée à relire, corriger, donner un avis est un cadeau. Je leur en suis profondément reconnaissante. 

            Je remercie tout particulièrement Amemi, mon mari et ami, premier lecteur de mes textes, pour ses avis judicieux et son soutien inconditionnel, mes enfants, Ben, Dan et Shaï, qui se sont montrés enthousiastes et m’ont entourée de leurs encouragements et de leur confiance dès que je leur ai fait part de ce projet. Et c’est avec émotion que je cherche les mots pour remercier mon ami Emmanuel Rixhon. Il n’a épargné ni son temps ni son énergie, pour être à mes côtés avec son indéfectible perfectionnisme mêlé de réalisme et sa très chaleureuse amitié. Je le remercie de tout cœur.

 

Liliane Limonchik

Printemps 2018

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